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Incontournable dans les échanges logistiques, la palette représente le quart de la production nationale des bois de sciage. Au Mans, une entreprise s’est positionnée sur le marché de l’occasion.

Il y a bien longtemps que la palette est sortie du bois. Avec 95 % de parts de marché, ce truc tout simple règne en maître dans le transport de marchandises. Avec une durée de vie moyenne de huit ans, une bonne résistance à la charge, ce matériau aux vertus écologiques est au centre d’un marché plutôt concurrentiel.

Emmanuel Roux a néanmoins choisi de se lancer. Pas tout à fait par hasard, quand même, puisque son père travaillait dans le secteur. Après avoir racheté l’agence de Nantes, le jeune entrepreneur diplômé d’une école de commerce a créé d’autres unités, à Angers, Rennes, Tours et maintenant au Mans. Auparavant installé rue Einstein, Emmanuel Roux a choisi de rester dans la zone commerciale nord, mais en disposant de davantage d’espace.

Moins cher que le neuf

On peut désormais trouver AER recyclage rue du Champ-Tollet, près du rond-point de l’Océane. Un investissement de 500 000 € pour 4 000 m2 qui permettent à Emmanuel Roux de stocker près de 15 000 palettes d’occasion. C’est son créneau, l’occasion : « Les artisans et les petites entreprises viennent nous voir, et pour les gros clients, on prend le semi-remorque. En général, quand on livre, on en profite pour collecter des palettes à reconditionner. »

À l’abri du seul bâtiment de l’entreprise, deux salariés à temps plein, et bientôt un troisième, en formation. Dans cette petite structure, la polyvalence est de mise : les gars travaillent au stockage des palettes, à leur réparation et aux livraisons. AER Le Mans reçoit environ 500 palettes chaque jour, qu’il faut trier en fonction de leur état. Les palettes sont ensuite revendues à 4 € l’unité, en moyenne 30 % moins cher que les neuves. Des produits qui intéressent les clients : « Il y a de la concurrence, c’est vrai, mais nous avons l’avantage d’avoir des clients très variés. Ça permet de mieux supporter la crise. Et si nous arrivons à nous développer, nous avons les outils pour traiter 1 500 palettes par jour. »

Emballage indispensable à la chaîne logistique, la palette bois, neuve ou reconditionnée, anime souvent un marché de proximité. Tout bénef, semble-t-il, pour Emmanuel Roux qui, avec sa petite structure mancelle, estime avoir l’avantage de la réactivité auprès d’une cinquantaine de clients réguliers. L’entrepreneur est bien décidé à enfoncer le clou.

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